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Stress, meilleur ami ou pire ennemi ?

par Sep 4, 20200 commentaires

femme bureau reflexion

Une étude menée par le Dr Herbert Benson de l’université d’Harvard montre qu’environ 80% des consultations médicales seraient liées au stress.

 

Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est à la fois, une réaction physiologique, biologique en lien avec un événement qui est perçu comme un danger pour nous. Cette réaction a lieu que la menace soit réelle ou non, notre cerveau ne fait pas la différence. La perception de la situation est liée à la programmation de notre cerveau, qui est elle même liée à nos expériences et à nos croyances.

Notre cerveau a enregistré toutes nos expériences passées, toutes nos croyances dans ce qui est pour lui un « référentiel ». (Je l’aborderai bientôt dans un autre article sur la construction des croyances.) C’est par analogie à ce référentiel que notre cerveau décide si la situation représente un danger ou non. En faisant cela le cerveau remplit sa mission première qui est de nous maintenir en vie. Sans le stress (qui est donc la réaction de notre cerveau face à un menace), nous ne serions pas capable de faire face aux éventuels dangers. C’est grâce à ce mécanisme que nous sommes tous aujourd’hui encore en vie.

 

Le stress disparaît dans l’action

Avant d’intervenir en conférence par exemple, je ressens ce stress : Je sur-ventile (ma respiration s’accélère), ma cage thoracique s’ouvre plus, j’augmente donc ma caisse de résonance et donc ma tête remonte un peu ce qui donne à ma voix plus d’impact et de portée.
Mon système nerveux sympathique s’accélère, l’alimentation en oxygène et en sang au niveau de mon cerveau est meilleure, donc le flux de mes idées est plus facile. Je vais transpirer des mains, ce qui va me pousser à les bouger pour les sécher.

Le stress est de courte durée et il disparaît dans l’action, car son objectif est de nous préparer à l’action. On se dit souvent : « je suis stressé au début mais une fois que ça a commencé, je suis lancée et tout se passe bien. ». Une fois, que je suis dans l’action, ces sensations n’existent plus, l’appréhension disparaît.

Nous l’avons donc compris, le stress permet d’augmenter nos performances et permet à toute notre attention d’être focalisée sur une situation.

2 réactions face au stress : l’accepter ou tuer le messager

Si je me dis : « Oh là là, ça y est je transpire, mon coeur palpite, je suis entrain de stresser !! Et si je perds mes moyens ? Je sens que je vais me planter… ». Et bien, oui, j’augmente les chances de me planter. Je suis en résistance par rapport à mes émotions. Le stress peut se transformer en peur, la peur en angoisse et l’angoisse en panique.

Et si je prenais la décision de faire confiance à mon émotion, à mon corps ? C’est vrai qu’on ne me l’a jamais appris, mais si j’essayais, comme ça pour voir ?

Si je fais le choix de faire confiance à mes émotions et à mon corps, je peux remplacer cette réaction par de la bienveillance et de la curiosité : « Je sais que je vais ressentir une appréhension, c’est normal car c’est un événement qui compte pour moi. Je sais que c’est pour mieux me préparer que mon corps réagit comme ça. Je le laisse faire parce que j’ai envie de donner le meilleur de moi même, et je sais qu’une fois que je serai dans l’action ces réactions s’apaiseront. » Là, je ne suis plus en résistance, je suis en confiance et j’ai toutes les chances que ça se passe au mieux car j’aurai accès à toutes mes ressources.

La différence entre les deux réactions se trouve dans mon niveau de conscience. Je peux réagir face à ce stress que si je le repère, si je suis en conscience de mon corps. Cet état de conscience ne s’acquiert par du jour au lendemain mais se développe petit à petit. Les techniques de pleine conscience et de méditation aident beaucoup.

Et je n’oublie pas : je me donne le droit de ne pas y arriver tout de suite et de me planter parfois ! 😉

 

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